Votre toit vit dans le temps; quelle que soit la qualité de vos tuiles et de leur pose, il peut être endommagé par des événements extérieurs ou par la pollution et perdre ses qualités protectrices. La bonne fréquence d’entretien est annuelle, plutôt à la fin de l’hiver

Surveiller votre toit en toute sécurité


A moins que vous ne soyez un professionnel du toit, nous vous recommandons d’effectuer vos contrôles à partir du sol.

Les indices d’un éventuel problème sont de plusieurs natures : traces d’humidité dans vos combles ou sur le plancher , petits morceaux de tuiles dans le sol , flaques d’eau ou terre trop meuble en périphérie du toit.

Plus important encore, tous les obstacles : feuilles, branches cassées, petits végétaux qui peuvent faire obstacle à l’écoulement de l’eau , voir créer des barrages qui vont provoquer des fuites d’eau.

Observer en toute sécurité, c’est d’abord éviter de monter sur le toit.  Du sol il est facile d’observer les accumulations de feuilles dans les gouttières ou noues  , de distinguer un essaim ou un nid, qui peuvent constituer ces petits obstacles aux lourdes conséquences.

Tous ces points sont détaillés et préciser dans notre schéma 10 points de contrôle de votre toit

Tout en restant au sol, n’hésitez pas à utiliser le zoom de votre appareil photo ou de votre mobile, si vous voulez avoir une vue plus détaillée d’un point particulier et prendre quelques photos pour en discuter avec votre couvreur. Quant au drone, ce peut être un bon outil, si la réglementation de votre commune vous en autorise l’usage.

Aller sous le toit dans votre grenier ou vos combles est aussi une bonne pratique, vous pouvez  traquer les taches d’humidité souvent révélatrices d’un problème  ponctuel mais à soigner rapidement et si vous avez une fenêtre de toit ou un Velux , vous pouvez passer une tête pour avoir un autre angle de vue.

Entretenir votre toit en toute sérénité


Une fois votre diagnostic visuel réalisé, Terreal vous recommande de vous adresser à votre couvreur pour assurer ces taches d’entretien en toute sécurité avec les assurances requises.

En fonction de la pente et de l’accessibilité de votre toit, vous pouvez vous même dégagez les gouttières des végétaux qui les encombre mais dès lors qu’il faut changer une tuile cassée ou déplacée , ou refaire un scellement fissuré; le recours à un couvreur , habitué à marcher sur le toit vous permettra de résoudre les problèmes sans les aggraver et avec la garantie d’un professionnel.

 

MOUSSES ET AUTRES VÉGÉTAUX…

Fixées sur les éléments de couverture, les mousses gênent l’écoulement des eaux de pluie et favorisent les infiltrations entre les tuiles. Si vous ne voulez-pas multiplier les traitements, mieux vaut commencer par un grattage partiel des grosses particules. Décollez la mousse avec un simple balai à poil dur.
Ce nettoyage doit s’accompagner d’un traitement anti-mousse à pulvériser de préférence sur des tuiles légèrement humides, lors de belles journées d'automne, en l’absence de vent.
L’anti-mousse va dessécher les restes de mousses qui s’élimineront naturellement par le ruissellement de la pluie.
La période la plus propice pour effectuer ces travaux d'entretien est le début de l'automne.

FAÎTAGE ET ARÊTIER

Les tuiles faîtières et l’arêtier résistent assez bien au vieillissement. En revanche, les scellements au mortier représentent de vrais points faibles sur un toit. Ils peuvent se fendre par endroits, formant autant de passages propices aux infiltrations. Après avoir ôté les éventuelles mousses et lichens, inspectez le à la recherche de fissures. Une légère fente peut se colmater facilement avec un cordon de mastic pour maçonnerie extérieure. Mais lorsque le mortier se détache, une réparation à l’identique s’impose au mortier bâtard ou de chaux.

NOUE

Les noues fermées avec des noquets métalliques (pièces coudées) entre chaque rang de tuiles restent étanches même si la jonction des pentes est encombrée (déchets végétaux, mousses,…). Mais parfois, la jonction se contente d’un caniveau étroit en zinc. La prolifération des mousses entraîne alors de nombreuses infiltrations, pouvant provoquer de graves dommages. Si un nettoyage à fond s’impose, la seule solution pour garantir une étanchéité sans faille consiste à remanier la jonction des deux pans de toiture en ajoutant les indispensables noquets.

TUILE ENDOMMAGÉE

Une tuile fendue ou décrochée peut provoquer des infiltrations, lourdes de conséquences pour la charpente. La vérification visuelle n’est pas toujours évidente. Certains n’hésitent pas à inspecter leur couverture à la jumelle, d’autres attendent une bonne averse pour vérifier les sous faces des tuiles (grenier non aménagé). Bref tout est bon pour repérer les fuites éventuelles.

SOUCHE DE CHEMINÉE

Point sensible aux infiltrations, la souche de cheminée est raccordée avec un habillage. En cas d’infiltration, commencez par un bon nettoyage. Une jonction défectueuse se colmate facilement avec un peu de mastic d’étanchéité. Quand le raccordement présente un état de dégradation avancé, mieux vaut le refaire.

LA VENTILATION AUSSI

Pour disposer d’une toiture saine et en bon état, il est essentiel de garantir une bonne ventilation de la toiture. Le plus souvent assurée par les tuiles chatières, la ventilation est une condition indispensable pour une bonne tenue de la toiture dans le temps. Elle permet aussi d’éviter l’accumulation d’humidité dans les combles.

GOUTTIÈRE

Indispensable pour évacuer l’eau de pluie, la gouttière récupère aussi les mousses et les feuilles mortes. Un entretien annuel s’impose. Plutôt que de subir un encrassement régulier, mieux vaut réduire la production de déchets en empêchant les plantes grimpantes de coloniser le toit. Après nettoyage, inspectez la gouttière à la recherche d’une fissure éventuelle. Une bande d’étanchéité bitumée forme un pansement efficace pour recouvrir et rendre étanche une zone fissurée.

FENÊTRE DE TOIT

Les systèmes de raccordement des fenêtres de toit ont beaucoup évolué. Chaque type d’ouverture possède son propre kit de raccordement. Un jeu de profilés en partie haute et sur les côtés, complété par une large bavette en partie basse, assure en général une étanchéité parfaite. Mais les feuilles et les mousses peuvent s’y accumuler, jusqu’à mettre en défaut le principe. Si la taille du châssis ne permet pas un nettoyage par l’intérieur, le travail sur le toit reste la seule solution. La aussi, une échelle de toit bien arrimée et un harnais de sécurité sont indispensables.